Conséquences

Conséquences internationales  sur les mesures de sécurité dans les transports aériens

Suite aux mesures sécuritaires prises par les Etats Unis après les attentats du 11 septembre, les Etats membres de l'Union Européenne sont incités à rapprocher leurs législations et à fixer des règles pour lutter contre le terrorisme. La France, "initiée" aux attentats dès les années 1980, avait déjà adopté une première loi antiterroriste en 1986. L'ère qui vient de s'ouvrir avec les attentats du 11 Septembre va accélérer cette dynamique anti-terroriste. Les mesures de sécurité extrêmes vont se généraliser en  transformant le paysage urbain et le code pénal. En effet, la notion de contrôle est devenue banale. Par précaution, on va fouiller, contrôler les gens comme des terroristes.

  • Le plan Vigipirate

    Le plan Vigipirate en France en est l’illustration. Conçu en 1978, ce plan est entièrement repensé après les attentats du 11 septembre 2001. Son objectif est double : protéger la population, les infrastructures et les institutions, et préparer les réponses en cas d’attaque. La dernière version du plan, en vigueur depuis janvier 2007, est fondée sur le postulat que la menace terroriste doit désormais être considérée comme permanente. Elle définit un socle de mesures opérationnelles appliquées en toutes circonstances, même en l’absence de signes précis de menace. Depuis les attentats de Londres en 2005, il est  maintenu en "niveau rouge" c'est-à-dire le niveau d’alerte maximal.

  • Le plan vigie pirate : L'armée dans la ville :
     Patrouille de l'armée dans le cadre du plan Vigipirate à la gare du Nord, à Paris, le 4 octobre 2010.
    Patrouille de l'armée dans le cadre du plan Vigipirate à la gare du Nord, à Paris. Octobre 2010. Des militaires, l'arme au poing, dans les gares, les aéroports et les lieux touristiques patrouillent pour veiller à la sécurité des civils. C’est l'une des conséquences les plus visibles du plan Vigipirate pour la lutte contre le terrorisme.

  • Exemple de mesures de sécurité dans les Transports aériens

    A chaque tentative d'attentat, une mesure de sécurité est instaurée :im
    - Objets tranchants : Les terroristes qui ont détourné les quatre avions du 11 Septembre étaient munis de cutters. Désormais, les couteaux, tondeuses, coupe-ongles et autres pinces à épiler sont proscrits en cabine.
    - Chaussures : Depuis la tentative d’attentat de Richard Reid, l'homme aux "chaussures explosives", qui a caché 250 grammes de penthrite dans ses chaussures sur un vol en décembre 2001, tout voyageur doit  se déchausser avant d’embarquer.
    - Liquides : En août 2006, les autorités britanniques découvrent qu'un groupe d'hommes aurait eu l'intention de faire exploser des avions à l’aide d’explosifs liquides dissimulés dans des biberons et des flacons de shampoing. L'embarquement en cabine de produits liquides est désormais strictement encadré. Aucun  flacon ne peut dépasser 100 ml. Tous les liquides comme parfums, crèmes solaires, dentifrices, mousses à raser, déodorants en spray, shampoings, sodas, alcools, confitures, produits laitiers...doivent être  mis dans un sac plastique  transparent mesurant au maximum  20 cm sur 20 cm. 


  • Début 2010, les scanners corporels étaient déjà utilisés aux États-Unis dans 19 aéroports. En Europe, le projet d'utiliser ce type de scanner avait été abandonné fin 2008, après que Bruxelles ait émis certaines réserves, certains eurodéputés jugeant « disproportionné de soumettre tous les passagers à ce type de contrôle auhttp://photo.parismatch.com/media/photos2/4.-photos-conso/high-tech/scanners-corporels-portiques-securite-aeroport/1266869-1-fre-FR/scanners-corporels-portiques-securite-aeroport.jpg nom de la lutte contre le terrorisme »
    En décembre 2009, un passager du vol Lagos-Amsterdam-Detroit tente de faire exploser un bloc de penthrite artisanale collée sur sa jambe. La situation change. Quelques aéroports internationaux européens ont alors décidé d'expérimenter les scanners corporels, afin de pouvoir contrer de nouvelles technologies indétectables avec les moyens habituellement utilisés.
    La France décide de tenter l’expérience en février 2010. Le premier scanner corporel, ou «body scanner», est mis en service à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. L’expérience durera  trois ans sur des passagers volontaires se rendant aux Etats-Unis. Pour ses partisans  le scanner corporel permet de vérifier que les passagers ne transportent aucun objet dangereux sans les palper. Pour ses détracteurs, il est une atteinte à l’intégrité.  Le scanner corporel est déjà utilisé pour sécuriser les aéroports de Hollande, de Londres-Luton, de Moscou.
  • Le Transfert de données entre les  aéroports

    Après les attentats du 11-Septembre, l'administration Bush exige des compagnies européennes qu'elles transmettent les données personnelles de chaque passager en direction des Etats-Unis. En cas de refus, le passager en question serait interdit de débarquer  sur le territoire américain. Bruxelles négocie aussitôt un accord, que la cour de justice européenne s'empresse de juger illégal. Le superviseur européen pour la protection des données fait lui aussi part de ses «doutes sérieux quant à [sa] compatibilité avec les droits fondamentaux" en vigueur en Europe.
    Ces fichiers, dits PNR (Personal Name Record), sont pourtant diffusables à toutes les agences liées au Département de la sécurité intérieure, comme la CIA et le FBI, qui peuvent conserver ces fichiers pendant quinze ans. Les données en question peuvent contenir : votre nom, votre adresse, votre numéro de carte de crédit, ainsi que vos habitudes alimentaires...

  • Le Passeport Biométrique

    Pour rentrer sur le territoire américain, il faut se munir d’un passeport biométrique qui doit être renouvelé tous les cinq ans si on est de nationalité étrangère. En effet, le passeport biométrique est obligatoire pour se rendre aux Etats-Unis. Il a été lancé officiellement par un décret paru le 4 mai 2006 au Journal Officiel.

    Le passeport biométrique, obligatoire pour se rendre aux Etats-Unis, a été lancé officiellement par un décret paru le 4 mai 2006 au 'Journal officiel'.

     Il est très difficilement falsifiable ou imitable, il protège de l’usurpation d'identité et est délivré à titre personnel. Donc il n'est plus possible d'inscrire un enfant mineur sur le passeport de l'un de ses parents en France.

  • Le questionnaire de l’ESTA : obligatoire pour rentrer sur le territoire américain

    Exemple de question à laquelle il faut répondre pour entrer sur le territoire des Etats Unis : 
    « Avez-vous autrefois  été impliqué(e), ou êtes vous  maintenant impliqué(e) dans des activités d’espionnage ou de sabotage ; de terrorisme ; de génocide ; ou encore, entre 1933 et 1945 avez-vous participé, de  quelque façon que ce soit, à des  persécutions perpétrées au nom de  l'Allemagne nazie ou de ses alliés ?».