Les signes avant-coureurs

Le manque de coordination entre les différentes agences de sécurité des Etats Unis

La commission d’enquête sur les événements du 11 septembre 2001 a mis en évidence dans son rapport du 22 juillet 2004 le manque flagrant de coordination et l’absence d’échange d’information entre toutes les agences de sécurité : CIA, FBI et NSA.
Ces défaillances sont généralement attribuées à des blocages bureaucratiques mais surtout à la volonté de rester dans la discrétion, dans la dissimulation.
En outre, le FBI (avec Richard Clark)  et la CIA (avec Georges Tenet) s’accusent mutuellement des informations cachées et non rendues publiques. Ainsi, depuis décembre 1999, l'agence centrale de renseignement américaine surveillait deux des futurs pirates de l'air, les Saoudiens Khalid Al-Mihdhar et Nawef Al-Hazmi. Elle savait qu'il s'agissait de terroristes affiliés à Al-Qaïda et qu'ils se trouvaient sur le sol américain. Pourtant, à aucun moment elle n'a transmis ces informations au FBI, manquant ainsi une occasion d'empêcher les attentats.
Mais ces informations auraient-elles pu mieux appréhender les attentats, voir les empêcher ?  Des informations du FBI ne sont pas remontées jusqu'à la CIA et inversement. On peut se demander si le 11 septembre aurait été différent si toutes les informations des services secrets avaient été traitées conjointement et sérieusement.