Les conséquences

Le centre de détention de  Guantanamo Bay

En 2002, Le président américain George W. Bush ordonne l'aménagement sur la base navale de Guantanamo,  située à la pointe sud-est de Cuba, d'un centre de détention de haute sécurité pour les suspects capturés par l'armée américaine dans les différentes opérations qu'elle mène à l'étranger dans le cadre de la "guerre contre le terrorisme".
Il choisit le lieu de Guantanamo car les juristes qui conseillent la Maison-Blanche estiment  que cette installation militaire, située dans l’enclave que conservent les États-Unis au sud-est de Cuba, permet à l'armée et à la CIA de soustraire les détenus à la justice fédérale et au droit international. Les administrations américaines successives y ont transféré près de 800 suspects, soumis à des interrogatoires "renforcés" ou non, dans le mépris absolu du droit fédéral et des règles humanitaires universelles. Guantanamo est un simple rouage d’une stratégie de lutte contre le terrorisme au nom de laquelle tout est possible, même la torture. Les transferts à Guantanamo ont cessé depuis mais 171 personnes sont encore détenues aujourd'hui.

Parce qu'ils représentent la nation la plus puissante de la planète, parce qu'ils invoquent volontiers l'exemplarité de leur démocratie, les Etats-Unis, en méprisant aussi cyniquement les droits de l'homme et le droit international, ont gravement manqué à leurs devoirs au regard du monde.