Les conséquences

Le changement des règles sécuritaires : le USA Patriot Act

Dès les premiers jours qui suivirent les attentats, les américains reprochèrent à leur gouvernement de n’avoir pas su éviter un tel drame. : Pourquoi n’avait-il pas tenu compte des avertissements de pays comme l’Israël ? Pourquoi avait t-il  laissé périr leurs propres citoyens ? C’est pourquoi, très rapidement, le 26 octobre 2001, dans ce climat de peur et  de paranoïa, le Président Georges  Bush signe une nouvelle loi d'exception : l’USA Patriot Act approuvé par le Congrès et le Sénat américains à une écrasante majorité et sans débat. 
Cette loi antiterroriste a rassuré beaucoup de d’américains  mais a suscité également beaucoup de débats.

USA Patriot Act est un acronyme dont la signification est : «Unir et renforcer l'Amérique en fournissant les outils nécessaires à l'interception et à l'obstruction du terrorisme.» 
Il donne au gouvernement ainsi qu’aux agences fédérales des pouvoirs extraordinaires sans justification ou contrôle de légalité : perquisition des propriétés privées, saisie de documents confidentiels, mise sous écoute des lignes téléphoniques de  toute personne ayant un lien en rapport, de près ou de loin, avec un présumé terroriste. En 2005, la Chambre  des représentants des États-Unis a voté la prolongation de l'application de ces  mesures. Au mépris des protocoles en vigueur, toute personne soupçonnée de projets terroristes peut être séquestrée et questionnée  sans limite et sans motif réel. Toute personne peut se voir  refuser l’embarquement sur un vol si son nom figure sur une liste rouge établie arbitrairement. En cas d’erreur, il est impossible d’obtenir la radiation de son nom. Il prévoit également que toute intrusion non-autorisée dans un système informatique pourra être assimilée à un « acte terroriste ». 

L’article 215 du Patriot Act remet en cause certaines valeurs de la démocratie puisqu’il autorise le Bureau Fédéral d’Investigation (FBI) à utiliser certaines clauses dérogatoires qui rendent l’application du quatrième amendement de la Constitution pratiquement obsolète. En effet, alors que cette disposition  est censée préserver les citoyens des perquisitions abusives et violations dans leur domicile, de leur personne et de leurs effets personnels, les agents fédéraux peuvent saisir, sans motif ou preuves valables, des archives contenant des renseignements personnels dans les bibliothèques, les hôpitaux, les banques, les universités et même les entreprises. Cela inclut des opérations de profilage à partir de certains critères tels que la religion, l’appartenance ethnique, les lectures d’une personne ainsi que les sites Internet qu’elle visite.
Le USA Patriot Act illustre alors le débat récurrent entre sécurité et liberté individuelle : Les  articles anticonstitutionnels de cette loi  restreignent sévèrement les droits civiques et entravent les libertés.